
Épargne Salariale 2026 : 230 Milliards d'Encours, les Fonds Durables ISR au Cœur du Record Historique
Orphée Capitheos
Publié le 24 mars 2026Sommaire
Épargne salariale en 2026 : un record historique à 229,4 milliards d’euros
L’épargne salariale fonds durables ISR s’impose comme le phénomène financier de 2026. L’AFG (Association Française de la Gestion Financière) a publié son enquête annuelle le 19 mars. Le verdict est sans appel : les encours atteignent 229,4 milliards d’euros au 31 décembre 2025. C’est une hausse de +14,7 % sur un an. Du jamais vu.
Depuis 2008, les encours ont triplé. La croissance annuelle moyenne atteint 7,1 %. Mais le fait marquant, c’est la montée des fonds durables. Aujourd’hui, 85 % des fonds diversifiés intègrent des critères ESG. Ce virage concerne 13,2 millions de salariés français.
Pourquoi s’y intéresser ? L’épargne salariale n’est plus un simple bonus d’entreprise. C’est un levier patrimonial, fiscal et responsable. Voici le décryptage complet de ce record qui redessine la finance durable en France.
13,2 millions d’épargnants : la démocratisation de l’épargne salariale fonds durables ISR
Premier constat de l’étude AFG : la diffusion est massive. 442 000 entreprises proposent un dispositif d’épargne salariale. C’est 26 000 de plus en un an. Les PME rattrapent leur retard.
Au total, 13,2 millions de salariés détiennent un compte (+402 000 sur l’année). Plus d’un tiers des 20-60 ans en bénéficient. La participation et l’intéressement rapportent en moyenne 2 000 euros par salarié. Un complément non négligeable.
Pourquoi une telle progression ? Trois raisons principales. D’abord, la loi Pacte impose le partage de la valeur. Ensuite, les dispositifs se sont simplifiés. Enfin, les PER collectifs séduisent. Les entreprises fidélisent leurs talents. Les salariés épargnent avec des avantages fiscaux solides.
L’épargne salariale fonds durables ISR : 121 milliards d’euros investis en ESG
Le chiffre qui fait date : 121,3 milliards d’euros en fonds durables. C’est 85 % des fonds diversifiés. Un basculement massif. La réglementation SFDR y contribue. La demande des épargnants aussi.
La répartition des fonds durables
Dans le détail, les encours se décomposent ainsi :
112,3 milliards d’euros en fonds « Article 8 » SFDR (produits promouvant des caractéristiques ESG)
9 milliards d’euros en fonds « Article 9 » SFDR (produits à objectif d’investissement durable)
18,4 milliards d’euros en fonds solidaires
29,2 milliards d’euros labellisés ISR (128 fonds au total)
39,8 milliards d’euros labellisés CIES
Une collecte brute orientée ESG
La collecte brute des fonds durables atteint 11,2 milliards d’euros en 2025. En 2024, elle n’était que de 10,3 milliards. Cela représente 61 % des flux bruts. Les fonds solidaires captent 2 milliards (11 %). Au total, 72 % des flux vont vers des supports durables ou solidaires.
Ce n’est pas un effet de mode. C’est une transformation structurelle. Les gérants ne proposent presque plus de fonds « classiques ». Les salariés, eux, sont de plus en plus sensibles aux enjeux climatiques.
Les performances des fonds durables en épargne salariale : le mythe du rendement sacrifié
Beaucoup craignent un rendement inférieur avec les fonds responsables. Les chiffres de l’AFG pulvérisent ce mythe. Sur 15 ans, voici les performances cumulées :
+41,0 % pour un profil prudent (2,3 % annualisé)
+76,6 % pour un profil équilibré (3,9 % annualisé)
+117,3 % pour un profil dynamique (5,3 % annualisé)
La prime au temps fonctionne. Même avec des critères ESG stricts. Les profils dynamiques affichent 87 % d’actions chez les moins de 30 ans. Leurs performances rivalisent avec les fonds classiques.
La raison est simple. Les entreprises bien notées ESG gèrent mieux leurs risques. Risques réglementaires, climatiques, réputationnels. Résultat : moins de volatilité et des rendements plus réguliers.
Répartition des actifs : 76 % orientés vers le financement des entreprises
L’épargne salariale finance aussi l’économie réelle. La répartition des actifs le prouve :
64 % des encours investis en actions
12 % en obligations d’entreprises
15 % en supports monétaires (en recul depuis 2013, où ils pesaient 21 %)
17 % en fonds actions purs (contre 10 % en 2013)
22 % en fonds mixtes (contre 19 % en 2013)
L’ancrage géographique est remarquable. 83 % des investissements sont en zone euro. 57 % en France. Pour les actions cotées françaises, c’est même 66 %. Un vrai soutien à la souveraineté économique.
Vous investissez en actions françaises ? Notre guide sur le PEA détaille les avantages fiscaux de cette enveloppe.
PEE et PER collectif : les deux piliers de l’épargne salariale fonds durables ISR
Le PEE (Plan d’Épargne Entreprise)
Le PEE reste le dispositif phare. 403 000 entreprises le proposent. Il permet d’investir intéressement et participation. L’exonération d’IR s’applique après 5 ans de blocage. Les prélèvements sociaux restent dus. L’abondement employeur, plafonné à 3 519,36 euros en 2025, est un avantage considérable.
Le PER collectif : la montée en puissance
Les encours retraite collective atteignent 39 milliards d’euros (+14,2 %). La collecte nette : 2,8 milliards. Les PER collectifs pèsent 82 % des encours. La loi Pacte a tout changé.
Pourquoi un tel succès ? Le PER est flexible. Sortie en capital ou en rente. Versements volontaires déductibles des impôts. La gestion pilotée séduit les jeunes actifs. Notre analyse complète du PER détaille ces avantages.
Gestion pilotée : 40 % de l’épargne retraite collective gérée automatiquement
La gestion pilotée explose. Ses encours : 15,5 milliards d’euros (+16,7 %). C’est 40 % de l’épargne retraite collective. Plus de deux tiers des titulaires de PER collectifs l’utilisent.
Le principe est simple. L’allocation évolue avec l’âge. Loin de la retraite ? Le portefeuille mise sur les actions. La retraite approche ? L’allocation bascule vers des supports sécurisés.
L’exemple des moins de 30 ans
Chez les jeunes épargnants (moins de 30 ans), la gestion pilotée est encore plus agressive :
49 % des encours sont en gestion pilotée
87 % de ces encours sont investis en actifs orientés actions
Avec un horizon de 35 ans, cette stratégie maximise le rendement. C’est l’approche que nous recommandons dans notre article sur le DCA et l’investissement régulier.
Épargne salariale fonds durables ISR : comment en profiter concrètement
Si vous êtes salarié, voici les leviers pour optimiser votre épargne salariale en 2026 :
Les 5 étapes pour optimiser son épargne salariale
1. Vérifiez votre éligibilité : demandez à votre service RH quels dispositifs sont proposés (PEE, PER collectif, PERCO) 2. Placez systématiquement participation et intéressement : au lieu de les percevoir en salaire (imposable), versez-les sur votre PEE ou PER pour profiter de l’exonération fiscale 3. Maximisez l’abondement : effectuez des versements volontaires jusqu’au plafond d’abondement de votre entreprise 4. Choisissez des fonds durables : 128 fonds labellisés ISR sont disponibles en épargne salariale, avec des performances solides 5. Optez pour la gestion pilotée si vous ne souhaitez pas gérer activement votre allocation
L’avantage fiscal
L’épargne salariale offre un double avantage fiscal :
À l’entrée : les sommes issues de la participation et de l’intéressement sont exonérées d’impôt sur le revenu si elles sont investies
À la sortie : après 5 ans pour le PEE, seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) sont dus sur les plus-values
Pour une optimisation fiscale complète, consultez notre guide sur la fiscalité 2026 et les implications de la flat tax à 31,4 %.
Le label ISR renforcé : ce que ça change pour l’épargne salariale en 2026
Depuis mars 2024, le label ISR a été réformé en profondeur. Voici les nouvelles exigences :
Exclusion des fossiles : plus d’investissement si plus de 5 % du CA vient des combustibles fossiles
Double objectif : les gérants doivent prouver que l’ESG améliore le profil risque/rendement
Transparence renforcée : la trajectoire climatique du portefeuille doit être publiée
Résultat : 128 fonds labellisés ISR et 29,2 milliards d’euros d’encours. Un repère clé pour les épargnants. Pour creuser le sujet, consultez notre analyse du marché carbone européen.
Épargne salariale vs autres placements : le comparatif
Comment se positionne l’épargne salariale face aux autres placements ?
Épargne salariale (PEE) : rendement moyen 3,9 % (équilibré), exonération IR après 5 ans, abondement employeur — idéal pour l’épargne moyen terme Livret A : 1,5 % garanti depuis février 2026, zéro risque, disponibilité totale — pour l’épargne de précaution uniquement Assurance-vie (fonds euros) : 2,5-3 % en 2025, fiscalité avantageuse après 8 ans — complémentaire à l’épargne salariale PEA : performance variable (actions), fiscalité allégée après 5 ans — pour les investisseurs autonomes
L’atout unique ? L’abondement employeur. Aucun autre placement ne l’offre. L’employeur peut doubler ou tripler vos versements. La performance réelle devient imbattable.
Pour comparer les enveloppes en détail, consultez PEA vs Assurance-Vie.
Les PME au cœur de la dynamique : +26 000 entreprises en un an
L’épargne salariale ne concerne plus que les grands groupes. Les PME montent en puissance. Trois facteurs l’expliquent :
Obligation légale : la loi du 29 novembre 2023 vise les entreprises de 11 à 49 salariés. Trois exercices bénéficiaires ? Un dispositif devient obligatoire.
Simplicité : des offres « clé en main » existent. Les frais sont réduits pour les petites structures.
Recrutement : le marché du travail est tendu. L’épargne salariale est un argument fort pour attirer les talents.
Dirigeants de PME ? Notre guide création d’entreprise recense les aides disponibles.
Perspectives 2026-2027 : vers les 250 milliards d’euros d’épargne salariale fonds durables ISR ?
Croissance moyenne de 7,1 % par an depuis 2008. Accélération à +14,7 % en 2025. Les 250 milliards pourraient tomber dès fin 2026. Voici les catalyseurs :
Obligation PME : les entreprises de 11 à 49 salariés entrent dans le jeu
Collecte ESG : déjà 61 % des flux. La tendance va s’amplifier.
Essor du PER collectif : +14,2 %. Les encours pourraient doubler en 3 à 5 ans.
Livret A peu attractif : à 1,5 % depuis février 2026, les épargnants cherchent mieux
Le risque principal ? Un krach boursier. Les encours sont à 64 % en actions. Cependant, la diversification et la gestion pilotée amortissent les chocs.
Ce qu’il faut retenir de ce record historique
L’épargne salariale fonds durables ISR a franchi un cap en 2025. 229,4 milliards d’encours. 13,2 millions de bénéficiaires. 85 % des fonds diversifiés orientés ESG. Ce n’est plus une niche. C’est un pilier de l’épargne des Français.
Le message pour les salariés est clair. L’épargne salariale cumule rendement, avantage fiscal, abondement et impact positif. C’est rare. Ne pas en profiter, c’est laisser de l’argent sur la table.
Questions Frequentes
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Sources : AFG — Enquête annuelle épargne salariale et retraite 2026 • L’Info Durable • Cercle de l’Épargne
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